Premier message du capitaine!

Et voici pour vous le premier message envoyé par le capitaine Stanislas Zamora!

Départ de France, arrivée Tasmanie, retrouvailles avec l’Astrolabe… qui partira pour sa première rotation demain! Soyez prêts!

La parole à Stan:

“La porte d’entrée, l’escalier puis la voiture. Un ami me conduit à la gare. En route pour l’aéroport.

Assis côté fenêtre, je savoure cette dernière après midi en France, les paysages défilent à grande vitesse, la douce luminosité de cette journée ensoleillée d’automne, la beauté de la campagne bretonne verte et vallonnée. Nous arrivons en Beauce, la terre à perte de vue. Les teintes sont dorénavant marron paille, les champs de blé coupés de la fin de l’été. Les éoliennes. Années après années elles intègrent le paysage de nos campagnes, grandes fleurs aux pétales qui tournent avec le vent, qui annoncent le changement de nos sociétés vers une consommation énergétique plus soutenable.

Nous entrons en gare. Paris Charles de Gaulle. L’enregistrement des bagages, les derniers appels aux proches. L’avion, un très long vol débute : Dubaï, Sydney et enfin Hobart ! Je suis toujours tellement heureux d’arriver en Tasmanie, à l’autre bout de la terre ! Le sourire au visage, je rencontre le chauffeur du taxi qui m’emmène au bateau. Nous échangeons les dernières nouvelles : comment va la France, comment va la Tasmanie. Je lui commente que cela fait tellement d’années que je n’ai pas vu la Tasmanie aussi verte ! Entre l’aéroport et la ville, la campagne est généralement très brune, parfois même cramée par la sècheresse. Je me réjouit de cette couleur lumineuse. De l’eau pour les plantes, de l’eau pour les barrages hydroélectriques aussi.

Une grosse partie de la production électrique tasmanienne provient de ces barrages. Nous arrivons au cœur de la ville de Hobart, dans le quartier historique de Salamanca. L’Astrolabe ! Le taxi me dépose au pied de la coupée (la passerelle pour monter sur le bateau). Je suis heureux de retrouver les lieux, l’odeur du bateau. Voilà ! nous y sommes !”