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Des nouvelles du futur Astro: bientot a Concarneau!

Article de la revue Mer et Marine : ICI

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Parti fin décembre des chantiers polonais Crist où sa coque a été réalisée, le futur PLV (Polar Logistic Vessel) L’Astrolabe, désormais appelé patrouilleur polaire, devrait franchir les passes du port de Concarneau en fin de semaine. Il va rejoindre le quai Est, où les chantiers Piriou ont installé une base logistique avancée pour l’armement du navire de 72 mètres. 

Propriété des Terres Australes et Antarctiques Françaises, le futur patrouilleur sera armé par des équipages de la Marine Nationale. Il effectuera à la fois des missions d’action de l’Etat en mer dans la zone des archipels de l’océan Austral et des Iles Eparses, ainsi que le ravitaillement des bases antarctiques Dumont d’Urville et Concordia. Il doit être livré à son propriétaire en septembre prochain. »

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A vos dessins!

La première rotation de l’Astrolabe est terminée, deux magnifiques traversées nous ont été comptées, et il se repose maintenant à Hobart en attendant son futur départ pour R1 qui ne devrait pas tarder.

C’est donc le moment pour nous montrer à votre tour ce que vous a inspiré cette première série de récits. Envoyez nous vos création que nous puissions illustrer le blog de vos partages , et ceci ne motivera que plus les futurs passagers à nous raconter à leur tout leurs aventures!

Merci pour tout cela!

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Des nouvelles de la future génération qui se précise!

Article tiré de la revue Mer et Marine :

Récemment mise à l’eau aux chantiers Crist de Gdansk, la coque du futur PLV (Polar Logistic Vessel) L’Astrolabe devrait quitter la Pologne avant Noël pour rejoindre Concarneau, où Piriou commencera sa phase d’armement. Le navire, d’une longueur de 72 mètres pour 16 mètres de large et propriété de l’administration des Terres Australes et Antarctiques Françaises, devrait entrer en flotte à l’été 2017. Il sera armé par un équipage de la Marine nationale, qui effectuera des missions à la fois régaliennes (surveillance des zones économiques exclusives de l’océan Indien) et logistiques au profit des TAAF et de l’Institut Polaire Paul-Emile-Victor (ravitaillement des bases antarctiques de Dumont d’Urville et Concordia notamment). D’un coût de 50 millions d’euros, L’Astrolabe pourra accueillir jusqu’à 60 personnes, transporter 1200 tonnes de fret et embarquer un hélicoptère. Il sera doté d’une coque brise-glace afin de pouvoir évoluer jusqu’en Antarctique à travers le « pack », c’est-à-dire la banquise ou des plaques de glace dérivantes. A quelques mois de son entrée en flotte, la Marine nationale est en train de préparer l’arrivée de ce navire « original », puisque mi-civil et mi-militaire et dont le profil opérationnel fait appel à des compétences bien spécifiques. L’occasion de faire le point avec l’Etat-major de la Marine sur les conditions de mise en œuvre de cette nouvelle unité.

MER ET MARINE : Comment va s’insérer l’Astrolabe dans le dispositif de l’Action de l’Etat en  Mer de l’océan Indien ?

ETAT-MAJOR – MARINE NATIONALE : Le patrouilleur polaire L’Astrolabe reprendra les missions de souveraineté qui étaient assurées par le patrouilleur austral L’Albatros dans le sud de l’océan indien (essentiellement surveillance des pêches et police de navigation). Ces missions de souveraineté seront conduites en dehors de la période d’été austral, qui sera dévolue à la desserte logistique des bases scientifiques françaises en Antarctique.

Le navire pourra également effectuer des opérations dans le cadre de l’action de l’Etat en Mer, en complément du futur bâtiment multi-missions B2M, pour la préservation de l’environnement (surveillance de la zone économique exclusive et notamment des aires marines protégées, lutte antipollution…), l’assistance aux navires en difficulté et à la sauvegarde des biens et des personnes.

De manière plus ponctuelle,  il pourra soutenir le futur patrouilleur type BATSIMAR  dans ses missions de lutte contre l’immigration illégale, le narco-trafic et la piraterie. Il contribuera par ailleurs à la connaissance de la situation maritime du théâtre d’emploi (émission – réception de situations locales avec le contrôleur opérationnel, recueil de renseignements, etc.).

Comment s’organise la coopération avec les TAAF? Qui va s’occuper de l’organisation du calendrier du navire ?

La Marine nationale et la collectivité des TAAF, qui restera propriétaire du navire, vont créer un groupement d’intérêt public pour l’exploitation du navire. Celle-ci consistera dans la desserte des bases scientifiques françaises en Antarctique pendant 120 jours continus par an (à programmer sur la période d’été austral d’octobre à mars). La conduite de cette mission sera effectuée en coopération avec l’institut polaire Paul Emile Victor, qui sera en charge de la planification des rotations et de leur organisation (établissement des listes de passagers et de chargement, opérations de chargement/déchargement, etc.) au titre de ses responsabilités dans la logistique des bases scientifiques françaises en Antarctique. D’autre part, des  missions de souveraineté et maintenance seront programmées le reste de l’année.

Le programme du navire pendant la période dédiée aux missions de logistique antarctique sera construit en coordination entre les trois partenaires (TAAF, IPEV et Marine nationale).

Comment va-t-il être armé ? Y aura-t-il une formation spécifique pour les équipages compte-tenu de la particularité des missions, notamment la navigation polaire ?

Le navire sera armé par deux équipages, qui seront affectés à La Réunion. Ils effectueront chacun des missions de souveraineté et des missions Antarctique. L’équipage en charge des missions de souveraineté sera renforcé afin d’être apte à mener des opérations de visite. Les équipages, conformément aux dispositions prévues par le Code polaire, recevront une formation spécifique à la navigation dans les glaces car la navigation en mode brise-glace (le navire sera classé IB5 et apte au ramming) n’a pas été pratiquée depuis longtemps par la Marine nationale.

Quand les premiers membres d’équipage vont-ils arriver à bord ?

Les deux équipages seront créés au 1er semestre 2017 (équipage A début 2017 – équipage B au 1er juillet 2017) de manière à permettre une formation des équipages avant le départ du navire vers La Réunion. Néanmoins, la conduite du navire restera sous la responsabilité du chantier Piriou jusqu’à la réception par la collectivité des TAAF, prévue mi-septembre 2017.

La Marine organise-t-elle un suivi de chantier ?

Le projet L’Astrolabe, dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par les TAAF, propriétaire du navire,  et son représentant (Marine Assistance), n’est pas un programme d’armement de la Défense. Néanmoins, la Marine nationale suit attentivement toutes les phases du chantier et a mis en place une équipe similaire à celle d’un programme. Cette équipe est pleinement intégrée à l’équipe en charge de la gestion du projet, qui est menée selon les méthodes usuelles de la marine marchande.

La nouvelle génération: un nouveau Astrolabe !

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Livrable à l’été 2017 par le chantier Piriou de Concarneau, le Polar Logistic Vessel (PLV) devrait reprendre le nom du ravitailleur L’Astrolabe, qu’il sera amené à remplacer (le nom de Dumont d’Urville, qui avait été entendu dans les coursives, semble donc avoir été abandonné). L’actuel Astrolabe est un ancien navire offshore de 65 mètres, construit en 1986 et armé par P&O, est géré par l’Institut Polaire Paul-Emile Victor (IPEV). Il assure durant l’été austral (novembre à mars), à partir de Hobart, en Tasmanie, le ravitaillement de la base scientifique Dumont d’Urville en Terre Adélie (Antarctique).

 

 

Comme son aîné, le PLV sera affrété pour cette mission par l’IPEV. Propriété des Terres Australes et Antarctiques Française (TAAF), le futur navire sera armé par la Marine nationale. Car, en dehors de ses missions polaires, il assurera également le remplacement du patrouilleur austral Albatros, retiré du service actif cet été. Dans cette perspective, le PLV sera basé la majeure partie de l’année à La Réunion, d’où il mènera de longues patrouilles vers les eaux des archipels austraux français (Kerguelen, Crozet, Saint-Paul et Amsterdam).

D’un coût de 50 millions d’euros, le nouvel Astrolabe mesurera 72 mètres de long pour 16 mètres de large. Il pourra accueillir jusqu’à 60 personnes, transporter 1200 tonnes de fret et embarquer un hélicoptère. Il sera doté d’une coque brise-glace afin de pouvoir évoluer jusqu’en Antarctique à travers le « pack », c’est-à-dire la banquise ou des plaques de glace dérivantes.

Après sa livraison au début de l’été 2017, le futur navire doit rallier l’océan Indien à l’automne puis l’Antarctique dès l’hiver pour une première campagne de ravitaillement des bases polaires françaises.

Site de la revue Mer et Marine

 

2 Octobre en direct de Hobart

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« Nous venons tout juste d’appareiller. Le pilote du port de Hobart est monté à bord tout juste avant 18h00. Nous passons bientôt sous le pont Tasman Bridge, puis à nous le Grand Sud. Vivement la pleine mer, bientôt le vaste Océan Austral, le grand air, les vagues, l’horizon à perte de vue, la récompense d’une longue escale.

Nous avons passé toute cette dernière journée au quai de soutage, comme si on passait la journée dans une station-service : 400.000 litres répartis dans 14 réservoirs différents. C’est comme faire le plein de 10.000 voitures dans la même journée.

Les deux journées précédentes ont été dédiées à charger les divers matériels pour la base Antarctique de Dumont d’Urville, dont deux hélicoptères pour effectuer les recos une fois dans le navire dans le pack. Et une fois arrivés au plus près de la base, les hélicos achemineront les scientifiques et techniciens, les cargaisons prioritaires ainsi que les quelques fruits et légumes que les hivernants attendent tant ! »

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PREMIER MOT DU CAPITAINE! Prêts à embarquer!

Et voici pour vous le premier message envoyé par le capitaine Stanislas Zamora!

Départ de France, arrivée Tasmanie, retrouvailles avec l’Astrolabe… qui partira pour sa première rotation demain! Soyez prêts!

La parole à Stan:

« La porte d’entrée, l’escalier puis la voiture. Un ami me conduit à la gare. En route pour l’aéroport.

Assis côté fenêtre, je savoure cette dernière après midi en France, les paysages défilent à grande vitesse, la douce luminosité de cette journée ensoleillée d’automne, la beauté de la campagne bretonne verte et vallonnée. Nous arrivons en Beauce, la terre à perte de vue. Les teintes sont dorénavant marron paille, les champs de blé coupés de la fin de l’été. Les éoliennes. Années après années elles intègrent le paysage de nos campagnes, grandes fleurs aux pétales qui tournent avec le vent, qui annoncent le changement de nos sociétés vers une consommation énergétique plus soutenable.

Nous entrons en gare. Paris Charles de Gaulle. L’enregistrement des bagages, les derniers appels aux proches. L’avion, un très long vol débute : Dubaï, Sydney et enfin Hobart ! Je suis toujours tellement heureux d’arriver en Tasmanie, à l’autre bout de la terre ! Le sourire au visage, je rencontre le chauffeur du taxi qui m’emmène au bateau. Nous échangeons les dernières nouvelles : comment va la France, comment va la Tasmanie. Je lui commente que cela fait tellement d’années que je n’ai pas vu la Tasmanie aussi verte ! Entre l’aéroport et la ville, la campagne est généralement très brune, parfois même cramée par la sècheresse. Je me réjouit de cette couleur lumineuse. De l’eau pour les plantes, de l’eau pour les barrages hydroélectriques aussi.

Une grosse partie de la production électrique tasmanienne provient de ces barrages. Nous arrivons au cœur de la ville de Hobart, dans le quartier historique de Salamanca. L’Astrolabe ! Le taxi me dépose au pied de la coupée (la passerelle pour monter sur le bateau). Je suis heureux de retrouver les lieux, l’odeur du bateau. Voilà ! nous y sommes ! »

Stan

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L’Astrolabe est au port de Hobart en Tasmanie, en attente d’un départ très proche pour… la base française de Dumont d’Urville en Antarctique, en Terre Adélie!

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Liens vers la position de la balise Argos de l’Astrolabe (et du Marion Dufresne) qui nous indique où se trouve le bateau en ce moment même!

http://www.ipev.fr/pages/posbat/google/

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